Conseil municipal et démolition

Published on

Bonjour,

Le Conseil Municipal de Clamart s'est déroulé le mercredi 20 décembre 2006.

Le Collectif de défense de la bibliothèque Garenne a été informé par un élu qu'un point à l'ordre du jour était : la démolition de la bibliothèque. Ni plus, ni moins.

Le Collectif a remis une lettre aux élus, au public venu assités à ce Conseil municipal, une lettre pour expliquer l'importance de cette bibliothèque.

En voici la copie intégrale:

Clamart, le 20 décembre 2006

Mesdames, Messieurs les élu(e)s, 

Le Collectif de Défense de la Bibliothèque de quartier Garenne vous informe de la nécessité de maintenir ouverte cette bibliothèque et de prévoir son remplacement ( taille plus réduite (50 m2), avec moins d'ouvrages, et des horaires adaptés au besoin spécifiques de ce secteur ) dans les plans de reconstruction du campus. 

Nous représentons : des habitants du quartier Garenne-Trivaux, les trois fédérations de parents d'élèves du secteur (AAPE, FCPE, PEEP), 2 écoles maternelles (Trivaux et Bourcillère) et 2 écoles primaires (Trivaux et Garenne) du campus. 

A ce jour, plus de 800 personnes ont signé une pétition réclamant le maintien d'une petite bibliothèque dans ce quartier classé Zone d'Education Prioritaire (ZEP). 
Nous présenterons le millier de signatures de clamartois en janvier. 

Les habitants de ce quartier demandent la maintien d'une bibliothèque parce que :

 

-        c'est le seul service culturel de l'extrême haut de Clamart.

 

-        c'est un lieu de rencontre essentiel pour les habitants, de tous âges, tous milieux (cité et pavillons) qui permet de tisser du lien social, humain entre les gens du quartier. On peut discuter plus facilement dans une petite structure que dans une grande ...

 

-        Les nourrices, les mamans avec de jeunes enfants, les personnes âgées du quartier n'auront plus accès aux livres (distance trop grande de la médiathèque par rappport aux plus petits et plus âgés).

 

-        les enfants du quartier ( entre 600 et 700) n'auront alors plus d'accès aux livres, plus de lieu de recherches, plus d'endroit calme pour travailler, après l'école, le mercredi ou le samedi. Un enfant d'école primaire ne peut aller à la médiathèque après l'école : elle est trop loin pour lui (750 m) et dangereuse d'accès (route du Pavé Blanc à traverser).

 

Les écoles ZEP du campus demandent ce maintien parce que :

 

-        les écoles travaillent avec la bibliothèque (visite de classes et emprunt de llivres avec les enfants) et ne pourront pas le faire avec la médiathèque (éloignement : il faudra choisir entre une matinée d'apprentissages et consacrer une matinée avec la classe pour quelques minutes à la médiathèque et un livre, et parents accompagnateurs à prévoir).

 

 

-         un enfant doit avoir accès aux livres pour apprendre à lire ....

 

 

-         tout le travail des écoles repose sur la lecture : fête du Livre chaque année, participation au prix littéraire ...

 

 

-        les enseignants emmènent les enfants dès la petite section à la bibliothèque pour les y habituer. Les enfants peuvent alors emprunter des livres, par l'enseignant. Ensuite, le lien continue en primaire par des devoirs qui incitent les élèves à s'y rendre seuls pour des recherches ponctuelles ... C'est un travail préparatoire fondamental ( méthodes et familiarisation avec une bibliothèque) aux recherches qu'ils devront effectuer au collège, puis au lycée , à la médiathèque...

 

-        la création de BCD (dont de 2 livres par enfant usagés pour une bibliothèque d'école) ne remplace pas la bibliothèque.

 
Le collectif demande un report de la décision de fermeture et destruction de la bibliothèque. 
Il demande que cette décision soit réexaminée, en prenant en compte la spécificité de ce quartier (ZEP) le besoin des enfants et les demandes des  habitants. 
Le collectif demande le maintien temporaire de la bibliothèque. 
Il demande qu'une petite structure soit prévue en remplacement de la bibliothèque : 50 m2 en annexe de la maison de quartier avec un fond suffisant pour les enfants et pour continuer le travail d'emprunt avec les enseignants, fond adulte (comme prévu au jardin Parisien). 
Il propose de démarrer les travaux (jeu de domino pour la reconstruction du campus) par un bâtiment brûlé et désaffecté du campus.

 

 

 

Le Collectif

To be informed of the latest articles, subscribe:
Comment on this post